Archives pour la catégorie La Muse … du jour

« Boucle d’Or et les 3 ours » Cécile Alix

Pour écouter la chronique, il faut cliquer ici : https://djpod.com/lamusedesgones/boucle-d-or-et-les-3-ours-cecile-alix

Boucle d'Or et les 3 ours Cécile Alix

Chronique de La Muse : « Boucle d’Or et les trois ours » de Cécile Alix. Illustrations : Anne Crahay. Editions L’élan vert.

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Voilà un bien sympathique petit livre qui m’a été offert (oui, oui, offert !!! joie, bonheur, et tout et tout !!!) par l’auteure elle-même, lors du salon « Les Mar’Mots en Val de Saône » édition 2016.

« Boucle d’Or et les trois ours » est un petit bijou. Alors, oui, on connait l’histoire, tout le monde la connait. Mais, elle est tellement magnificiée par Cécile Alix, qu’on en redemande.

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L’histoire ? C’est l’histoire revisitée de Boucle d’Or, petite fille aux cheveux blonds, qui se promène dans la forêt et qui va atterrir dans la maison des trois ours (un grand, un moyen et un petit) et boire leur chocolat, essayer leur chaise et leur lit … avant de s’enfuir… Bref, l’histoire de Boucle d’Or, quoi. (un trop chaud, un trop froid, un parfait …).

Ce que La Muse en pense ? Je vous ai noté que c’était l’histoire revisitée ? Non, parce que c’est géant !!! Tout simplement géant. La petite patte magique de Cécile Alix est bien passée par là. Ainsi, le texte est hilarant (je crois qu’il n’y a pas d’autres mots possibles), tant par la diction que par la présentation (en gros, en petit, en clair, en foncé, de couleurs différentes …). Et puis, Cécile nous met l’eau à la bouche avec des mots nouveaux !!! C’est pire que le Capitaine Haddock (en plus polie, quand même) : voici quelques exemples de mots tout rigolos : « Saperlipomiel » (pas mal, non ?), mais aussi « punaise de punaise » ou « tonnerre de mayonnaise » et « Saperlipofraise » …

Bref, on rit bien et on fait rire en lisant le livre « Boucle d’Or et les trois ours » de Cécile Alix, et on se régale des illustrations de Anne Crahay.

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Quelques extraits : « Quand elle s’assoit sur la toute petite chaise, elle la trouve parfaite ! Mais Boucle d’Or est bien trop lourde et … Patatras Pif et Paf ! La petite chaise se casse. »

2ème extrait : « Quand papa ours découvre sa chaise, il s’écrit Punaise de punaise ! quelqu’un s’est assis sur ma chaise ! Quand maman ours voit sa chaise, elle s’exclame : Tonnerre de mayonnaise ! Quelqu’un s’est aussi assis sur ma chaise ! Petit ours est attristé devant sa chaise brisée : Saperlipofraise ! Quelqu’un a cassé ma chaise ! ».

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La Muse vous recommande très chaudement « Boucle d’Or et les trois ours » de Cécile Alix. Illustrations de Anne Crahay. Editions L’élan vert.

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« Les pierres qui pleurent » Danielle Martinigol

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Les pierres qui pleurent Danielle Martinigol

Les chroniques de La Muse : « Les pierres qui pleurent » 1er tome de la série « Aventures à Guédelon » dirigée par Danielle Martinigol. Illustration de couverture : Elvire de Cock. Editions ActuSF.

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Alors voilà ! A chaque fois, c’est le même problème, enfin, façon de parler … Réaliser la chronique d’un livre de Danielle Martinigol. Pourquoi, me direz-vous ? Tout simplement parce que ce n’est pas n’importe qui ! Elle a « une plume », et ses écrits m’emportent à chaque fois.

Bref, cela ressemble à ceci : « ta mission, si tu l’acceptes, sera de lire et de chroniquer un livre de Danielle Martinigol. – Euhhhh, Martinigol ? Danielle Martinigol ??? – Oui ! Tu as une semaine (faut pas pousser, tu as déjà dépassé !!!) et sois douée, comme d’hab’. Si tu te plantes, le département d’Etat niera avoir eu connaissance de toute activité avec toi. Ce message s’auto-détruira dans 5 secondes ». Pfffffff.

Me voilà donc propulsée « Chevalier Jedi, nouvel ordre », pour une mission de la plus haute importance ! Lire un livre écrit par Danielle Martinigol (du plaisir) et en faire la chronique (du plaisir aussi, mais bon, il faut quand même que la Force soit avec moi, parce que ce n’est pas n’importe qui, hein !!!).

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Donc, dernièrement, j’ai reçu « Les pierres qui pleurent » 1er tome de la série des aventures à Guédelon.
Je vous situe le contexte (pour ceux qui ne savent pas) : Guédelon, c’est une aventure humaine fantastique, qui a réellement lieu, maintenant (d’ailleurs, comme je suis hyper sympa, je vous mets le lien, ici :
http://www.guedelon.fr).

En résumé, au cœur de la Puisaye, dans l’Yonne, en Bourgogne, une cinquantaine d’oeuvriers relèvent un défi hors-norme : construire aujourd’hui un château fort selon les techniques et avec les matériaux utilisés au Moyen Âge. Guédelon est un chantier scientifique, historique, pédagogique, touristique et humain avant tout. Il est possible d’y œuvrer, même en tant que particulier, on devient « bâtisseur ». C’est ce qu’a fait Danielle Martinigol, pour écrire sa série, en collaboration avec les historiens et les artisans.

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L’histoire ?

C’est celle des jumeaux Pierrel et Tim qui vivent au chantier de Guédelon. Ils sont amis avec Najoie. Un jour, un problème survient : l’eau semble couler des pierres. La venue d’une historienne, accompagnée de ses deux enfants, Tessa et Wally, va changer le quotidien des enfants qui vont se retrouver au XIIIème siècle.

Ce que La Muse en pense :

Bon, c’est du Martinigol, hein ! Donc, à la base, avant même de le lire, je savais que ce serait un bon livre. Ettttt, c’est le cas (jamais déçue, avec Danielle !). L’auteure a réussi le tour de force de construire une belle intrigue pour la jeunesse (dès 8 ans), avec voyage dans le temps, mais également d’étayer son roman de nombreuses explications aux techniques de construction du Moyen Age. Elle a également intégré dans l’histoire de nombreux termes relatifs à cette période, qui sont expliqués en bas de page, si besoin.

L’intrigue est sympa, La Muse est assez fan du voyage dans le temps, et les enfants vont aider Paqueline, jeune servante du XIIIème siècle, à sauver l’honneur de son père. Pendant le plongeon au Moyen Age, les échanges se font en « vieux françois », mais cela ne perturbe en rien la lecture (au contraire).

Ce qu’il y a de bien, également, c’est qu’à chaque ouvrage est prévu un métier. Ainsi, pour ce premier tome, on est complètement immergé dans celui du tailleur de pierre, avec les méthodes du Moyen-Age, c’est plus que très enrichissant. Le 2ème tome sera consacré au travail du bois et le 3ème, à la forge.

C’est la première fois qu’une histoire est imaginée sur le site du château, et qui de mieux que Danielle Martinigol pouvait l’écrire ?

Le livre est d’un prix tout à fait modique (5 €). Il sera d’une aide précieuse aux enseignants qui étudient le Moyen-Age, plaira aux enfants dès 8 ans. Quant à ceux qui ont (ou qui vont) visiter le site, hors de question de partir sans le livre. Ils retrouveront dans l’aventure différents sites, métiers … Bref, ils pourront poursuivre l’aventure à Guédelon.

Pour terminer, le dessin de couverture réalisé par Elvire de Cock correspond bien au livre, et regorge de plein de détails, qu’on retournera chercher avec plaisir à la fin de sa lecture.

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Extraits :

« C’est l’escalier le plus étroit du château, ajoute Najoie. On peut seulement y monter. Il est prévu qu’aucun homme d’armes n’arrive pas à y dégainer son épée. Un attaquant n’aurait pas assez de place pour faire un mouvement de bras et sortir une lame de son fourreau. »

2ème extrait : « Ce qui est surtout incroyable, en plus de ses habits, poursuit Najoie, c’est sa façon de parler. Elle dit fillotte pour fille et mi père pour mon père… elle ne parle pas comme nous ! – C’est sûrrrrrrr ! On entendu avec son accent chelou ! se moque Wally, – Je crois que j’ai compris ! Conclut Najoie. Paqueline, n’est pas d’ici. Ou plutôt, c’est nous qui ne devrions pas être là parce que cette fille, elle est du Moyen Âge. »

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La Muse remercie très sincèrement Danielle Martinigol et les éditions ActuSF pour ce magnifique SP.

 

« Magnus, une histoire pour tuer le temps »

Pour écouter la chronique, il faut cliquer ici : https://djpod.com/lamusedesgones/magnus-une-histoire-pour-tuer-le-temps-laurent-peyronnet

Magnus une histoire pour tuer le temps

Il était une fois …

La Muse aime bien quand les histoires commencent comme ça 😉

Il était une fois, donc, une belle, très belle histoire. Celle de la rencontre entre La Muse et un auteur. Auteur qui l’a contactée via son Facebook, et qui a laissé un message sur sa messagerie via son blog. Belle initiative, quand on sait que La Muse est référence jeunesse. La Muse en profite pour remercier Laura Millaud et l’éditeur Nat Editions de « L’intrépide petit soldat qui n’était pas de plomb », chroniqué par La Muse.

Bref.

L’auteur, Laurent Peyronnet, a écrit un roman jeunesse, « Magnus, une histoire pour tuer le temps » et son tome 2, « Magnus, le dernier Chaman ». C’est un roman pour les 9 / 13 ans, qu’il qualifie de fantasy voire fantastique, et qui permet la transmission de la culture scandinave de manière ludique, mais sérieuse, aux plus jeunes (et aux autres). Et l’auteur s’y connaît, lui qui a été guide durant 12 ans dans les pays du grand Nord.

Ainsi, on y découvre dans le 1er tome la société Viking, la Mythologie nordique et le Chamanisme Sami (lapon) ; et dans le 2nd, du roi des trolls aux Inuits des déserts glacés du Groëndland, d’Andersen le conteur à Amundsen, l’explorateur.

Et l’auteur de nous préciser que chaque volume de cette « saga » au sens scandinave du terme est illustré de quinze pleines pages couleurs et de nombreux dessins noir et blanc pédagogiques par l’illustrateur Godo. Les nombreuses informations et références historiques contenues dans le roman sont toutes authentiques et soigneusement vérifiées.

Site de l’éditeur : http://www.dadoclem.fr/

Page Facebook des livres : https://www.facebook.com/Magnusunehistoirepourtuerletemps/

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Allez, la chronique du 1er tome : « Magnus, une histoire pour tuer le temps ».

L’histoire ? C’est celle de Magnus, un jeune garçon de 10 ans, qui doit rentrer chez lui pour aider son père à l’auberge. Il rentre seul, mais la tempête le ralenti et va l’obliger à s’arrêter dans la maison du « vieux fou ». Il n’a pas le droit d’y aller, mais la tempête fait rage. Alors ? Et puis le « vieux » est sympa, il lui offre un chocolat, le réchauffe devant le feu … Et, il va lui faire découvrir … sa bibliothèque… magique. Magique ? En effet, Magnus va réaliser un voyage dans le temps grâce aux livres du vieux.

Et c’est splendide, superbement écrit. Ce livre donne vraiment envie. Dans le premier tome, trois rencontres, magnifiques, auront lieu, au travers des ouvrages que le jeune Magnus lira. Sans dévoiler l’intrigue, le héros va, petit à petit, au fil des livres, prendre de plus en plus de responsabilités. Au début, il ne fera « que » découvrir l’aventure, puis il devra participer pour sauver sa propre vie, et enfin, il prendra un risque énorme, perdre tout ce qu’il a ! L’histoire se termine très bien, mais le suspens dure jusqu’à la dernière ligne.

Ce que La Muse en pense :

Au-delà de l’aventure passionnante, La Muse est fan du principe de la bibliothèque : ahhh, voyager avec des livres, mais c’est ça, l’aventure … Mais n’est-ce déjà pas le cas ? La lecture de Magnus est très agréable, agrémentée de nombreux détails, de plans, de dessins … Les planches réalisées par Godo sont d’ailleurs magnifiques, et des crayonnés de toute splendeur sont intégrés au texte.

Le lecteur va apprendre beaucoup de choses avec ce jeune héros : c’est en effet toute la belle et grande expérience (12 ans, quand même) d’un guide qui est retranscrite au travers des aventures de Magnus. C’est ainsi que l’histoire fantastique se mélange à la beauté des paysages.

Au niveau du livre en lui-même : il est vraiment magnifique. La couverture est très belle, chaleureuse. Les pages sont satinées, le texte est justifié et il y a une marge d’environ 2 cm qui permet l’insertion des crayonnés. A la fin se trouve un glossaire, permettant de comprendre avec de nombreux détails les 37 mots issus de la culture nordique. Mais les mots issus du texte peuvent également se lire sans avoir recours au glossaire, car une explication courte permet de les comprendre immédiatement.

Ce très beau livre trouvera sans problème sa place dans une bibliothèque de passionné(s).

Mais avant tout, il plaira sans aucun doute aux enfants (dès 8 ans très bons lecteurs, La Muse conseille plus à partir de 9 ans, bons lecteurs). L’histoire est splendide, et permet aux jeunes de voyager à travers les livres, et d’apprendre … sans s’en rendre compte. Les planches et les dessins sont merveilleusement réalisés par Godo.

« Magnus, une histoire pour tuer le temps ». De Laurent Peyronnet. Illustrations de Godo. Editions Dadoclem.

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Extraits :

« Voici ma bibliothèque dit le vieil homme en désignant d’un geste large les centaines de livres qui s’étageaient du sol au plafond. Magnus n’en croyait pas ses yeux. Vous avez lu tout ça ? Demanda-t-il, ébahi. Le vieux eu un petit rire. Si on peut dire… enfin… pas tout à fait. La vérité, c’est que ces livres sont un peu particuliers. Ce sont des livres qu’on ne peut pas lire… parce qu’ils se lisent tout seuls. On n’a qu’à les ouvrir et les écouter. Essaye tu vas voir. Choisis n’importe lequel et ouvre le à la première page ».

« Magnus, saisie d’une impulsion, sauta sur le dos d’un cheval et parti au galop dans la direction du Nord à la suite d’Érik. Rognetide eut juste le temps de s’agripper à la queue de l’animal et de sauter en croupe. Lorsqu’il eut rejoint Magnus, il lança dans un éclat de rire : et bien, on dirait que tu t’habitues vite à notre monde, jeune passeur ! »

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Un grand, un énorme merci à Laurent Peyronnet pour l’envoi de ses deux livres. La chronique du 2nd tome vous sera également réalisée.

 

 

C’est l’anniversaire de La Muse !!!

Pour écouter la chronique, c’est ici qu’il faut cliquer : https://djpod.com/lamusedesgones/c-est-l-anniversaire-de-la-muse-6-avril-2016-message-de-catherine-rolland-ecrivain

Aujourd’hui, nous sommes le 6 avril.
C’est l’anniversaire de La Muse.
Ben oui. Officiellement (parce qu’elle existait bien avant).

Si on nous avait dit, il y a deux ans, qu’on en serait là
Heureuse, La Muse, et merci à toute son équipe !!!

Bref, comme je ne vais pas faire un gâteau d’anniversaire, je me permets de partager l’excellent message reçu de Catherine Rolland – Ecrivain, et j’en profite pour la remercier (et pour rajouter que je serai intransigeante quand même 😉 ben oui, je suis en train de préparer sa chronique).

« J’ajouterais que (…) chroniquer est un vrai boulot, qui prend du temps et que la Muse ainsi que beaucoup d’autres chroniqueurs réalisent bénévolement. Les chroniques permettent, outre qu’elles flattent l’ego des auteurs ( quand elles sont bonnes) ou les poussent à arrêter d’écrire ( ce qui parfois vaut mieux ), elles permettent disais-je aux auteurs de se faire connaître, ce qui surtout pour les écrivains modestes est essentiel. Une chronique n’est pas un dû, c’est un cadeau. Merci la Muse de nous en faire bénéficier. Tes chroniques sont particulièrement soignées, détaillées et drôles, je suis bien placée pour savoir le temps que tu y passes. Je suis très honorée de faire partie des auteurs sélectionnés, une nouvelle fois, merci à toi pour cet énorme travail. »

Chouette, non, comme cadeau d’anniversaire ?

imageUne des 1ères animations de La Muse, à Mogneneins, site du Pigeonnier de Flurieux, en 2014.

 

« Le bal des crêpes »de Elsa Faure Pompey

Pour écouter la chronique, il faut cliquer ici : https://djpod.com/lamusedesgones/le-bal-des-crepes-elsa-faure-pompey-illustrations-sandra-garcia-reve-d-enfant

Le bal des crêpes

« Le bal des crêpes » de Elsa Faure Pompey. Illustrations Sandra Garcia. Editions Rêve d’enfant.

Ohhh, quel joli petit livre que « Le bal des crêpes ».

L’histoire ? C’est l’histoire de Cendrillon, mais en crêpe !!! Roooo, j’adore. Alors, c’est l’histoire d’un pays, on est à Chandeleur (normal), d’un roi et d’un de ses fils, Candle, qui cherche sa lumière (normal aussi), et de Suzette, la petite crêpe paysanne, qui va se rendre au bal, grâce à sa marraine, la gaufre (encore normal).

Et « marraine la gaufre » va sortir son bâtonnet magique de cannelle (bien évidemment) pour que Suzette puisse se rendre au bal.

Ce que La Muse en pense : vous l’aurez compris, enfin j’espère, cet adorable petit livre raconte de façon superbement détournée l’histoire de Cendrillon, mais côté crêpes. Et sincèrement, c’est adorablement fait. Autant par la beauté des illustrations réalisées par Sandra Garcia que par le texte d’Elsa Faure Pompey qui fera sourire et même rire petits et grands.
Pratiquement à chaque page, il y a un dessin pleine page, et avec le texte, un petit dessin. Le livre est très, très ludique, et l’histoire, même si elle est connue à la base (Cendrillon, donc), se découvre d’une façon différente et très drôle (vous n’allez quand même pas croire que Suzette la crêpe perd une chaussure ???!!).

En format A5, paysage, le livre est bien préhensible par des petites mains, et plastifié, ce qui est bien pratique pour les petits brigands … et les autres.

La Muse a rencontré Sandra par l’intermédiaire de Rose Marie Noële Gressier, qui a écrit (notamment) le très beau « l’intrépide petit soldat qui n’était pas de plomb », les illustrations sont de Sandra, Nat Editions. Sandra était présente lors du salon « Les Mar’Mots » et c’est avec grand plaisir que nous l’avons rencontrée, avec tous ses livres.

Extraits :

« C’est qu’à Chandeleur, le roi a de nombreux fils qui lui faut marier pour assurer la descendance du royaume. Cette année, c’est le prince Candle qui doit trouver sa crêpe. Candle est la chandelle la plus vieille de la fratrie et il devient urgent de célébrer ses noces. Cependant, Candle est très difficile. Il cherche une crêpe pas comme les autres. Il faut qu’elle soit la flamme de son cœur de cire ».

2ème extrait : « Sans plus tarder, la marraine la gaufre sort de sa poche son bâtonnet de cannelle magique et la fête commence dans le pot de lait. Suzette tournoie comme une véritable princesse ». 

 

« Le bal des crêpes » de Elsa Faure Pompey. Illustrations Sandra Garcia. Editions Rêve d’enfant.

 

 

« Les poissons pleurent aussi »

La chronique à écouter, en cliquant ici :

https://djpod.com/lamusedesgones/les-poissons-pleurent-aussi-pierre-micheletti

Les poissons pleurent aussi Pierre Micheletti

« Les poissons pleurent aussi » de Pierre Micheletti, aux éditions Lucien Souny.

Ça ne lui était pas encore arrivé, mais La Muse a décidé de participer à la masse critique de Babelio. Qu’est-ce que c’est ? Toutes les personnes qui chroniquent sur Babelio peuvent participer à la masse critique. Le principe est simple : plusieurs livres sont proposés, on sélectionne celui ou ceux qu’on souhaite recevoir, et on s’engage, si on est sélectionné, à en faire la chronique (positive ou négative) dans le délai d’un mois suivant la réception. C’est ainsi que La Muse a reçu « les poissons pleurent aussi » un roman de Pierre Micheletti.

L’histoire ? C’est l’histoire de Denis, un cadre à la retraite, qui adore la Méditerranée, et qui transmet ce lien très fort à ses petites-filles lors de sorties en bateau. Malheureusement, les pratiques humaines vont dégrader la région. Les maladies et disparitions vont frapper sa famille. Denis va essayer de comprendre et va se rebeller.

Ce que La Muse en pense : Ce roman est très bien écrit et très bien emmené, et le lecteur va partir à la découverte des différents endroits de la Méditerranée, grâce à Denis et ses amis. L’intrigue est intéressante, elle commence par une prise d’otage, sur un chapitre simplement. Ensuite, l’histoire : entre les conférences sur le climat, la dégradation de la planète et les disparitions qui ont frappé sa famille, Denis va mener tambour battant sa propre enquête ; lui, le calme, il va se rebeller. Les amoureux de pêches et de beaux paysages seront ravis, les descriptions sont tellement réalistes qu’on a l’impression parfois d’être sur le bateau. L’auteur sait nous emmener de surprises en surprises et cela jusqu’au dernier chapitre.

D’un côté, il y a la KOC, l’usine, aux procédés étranges, mais qui fournit du travail à tous. De l’autre, la sauvegarde de la nature et des êtres humains.

D’un côté, il y a deux populations et leur rencontre : Au travers de Denis et de son gendre, au travers du Monde, de deux pays, qui sont emmenés à se rencontrer, pour des raisons très diverses. Que penser des nouvelles technologies emmenées par un autre pays que le nôtre, que penser des mariages mixtes, un peu dans l’obligation par « manque de filles » … Que pensez d’un père ayant perdu son épouse, qui va perdre sa fille, qui s’inquiète pour sa petite fille …

Seule la mer est son amie. Denis aime plonger, comme son père, qu’il retrouvera dans les fonds, comme voulu. Il aime plonger comme son fils, qui a disparu dans les eaux adorées… Leurs secrets sont partagés. Alors, au-delà de l’intrigue très rondement menée, Denis va se retrouver avec ses amis de toujours, Vincent et Jordi, et avec la mer.

Un très beau roman, d’une grande portée philosophique, attachant dans sa construction et tellement d’actualité.

La Muse remercie Babelio et la « masse critique » pour l’envoi de ce magnifique ouvrage, qui l’a sincèrement touchée, tant par sa beauté que par sa profondeur.  

Extraits :

n°1 : « Il avait cette fois jeté l’ancre à bonne distance avant de se mettre à l’eau. Il voulait prendre le temps de déambuler entre les reliefs sous-marins comme on circule dans les allées d’un cimetière, pour se préparer aux retrouvailles, pour réfléchir à ce que l’on va se dire, ou penser à ce que l’on va déposer sur le granit. Il prévoyait une réserve d’air d’une heure maximum. Il faudrait y être attentif. Il se remit en mouvement lentement, progressant alors à la seule force des bras, puis acheva de contourner le grand massif rocheux dont il avait atteint le socle blanc. À quelques brasses de lui se dressait un éperon proéminent, zébré de failles parallèles horizontales et sombres. Sur le bord de l’une d’elles, un poulpe veillait à l’entrée, les fentes de ses pupilles déjà rétrécies par la lueur du petit jour, son tube respiratoire animé du gonflement régulier et serein de l’animal reput de sa chasse nocturne ».

Extrait n°2 :

Alors ? T’est-il déjà arrivé de pleurer ?

Oui, quelquefois !

Elles avaient un goût, ces larmes que tu as versées ?

Oui, un peu salées…

Tu vois ! Avec toutes ces larmes de poissons, on a fini par saler la mer !

Et ainsi naquit l’un des mythes entretenu par le Vieux ».

 

« Le dragon qui voulait apprendre la conjugaison »

Pour écouter la chronique, c’est là : https://djpod.com/lamusedesgones/le-dragon-qui-voulait-apprendre-la-conjugaison-elsa-faure-dessins-sandra-garcia

le-dragon-qui-voulait-apprendre-la-conjugaison

« Le dragon qui voulait apprendre la conjugaison » Elsa Faure dessins de Sandra Garcia aux éditions la plume de l’Argilète.

Egalement en « Biblio Braille ».

La Muse était déjà tombée sous le charme des dessins de Sandra Garcia, qu’elle a tout naturellement soumis au comité de lecture du salon les marmots en Val de Saône. C’est ainsi que Sandra était présente le 6 mars dernier au salon intercommunal du livre.

Et juste avant de venir, Sandra poste sur son Facebook une couverture d’un livre qu’elle a dessiné : « le dragon qui voulait apprendre la conjugaison », sorti également en braille.

Vous pensez bien que La Muse, dont l’objectif premier est que tous les enfants puissent lire et découvrir des histoires, était ravie de cette sortie juste avant le salon.

C’est ainsi qu’elle a découvert, en braille s’il vous plait, ce merveilleux livre écrit par Elsa Faure, et dont elle a fait l’acquisition en braille.

Allez, c’est parti pour la chronique.

L’histoire ? Si vous voulez.

C’est l’histoire d’un petit dragon tout gentil tout mignon, mais, trop gentil. Un dragon timide, un dragon pas comme les autres dragons, qui s’ennuyait de protéger les belles endormies et de faire peur en crachant du feu ! Alors il se vit attribuer la garde des tonneaux de vin à l’entrée de la cité !

Comme il trouva le temps long, il alla chez son ami le moine pour apprendre … la conjugaison.

Et il va se passer quelque chose car ce petit dragon tout heureux, grâce à la conjugaison, va sauver un autre dragon.

Ce que La Muse en pense : alors franchement, je suis tombée fan de ce petit dragon qui est charmant, tout mignon, et très bien dessiné ! Au niveau de l’histoire, j’ai bien ri. De surcroît, elle est très agréable à lire pour les enfants. Mine de rien, on comprend avec le petit dragon ce qu’est une terminaison, et à quoi sert la conjugaison. Apprendre en s’amusant, mais c’est merveilleux ! Franchement, la muse est fan.

À la fin du livre il y a même une petite explication sur le vocabulaire médiéval et sur la conjugaison.

L’histoire est très bien ficelée, très drôle, avec des rimes par-ci par-là… et de la conjugaison (mine de rien les enfants qui n’aiment pas ça vont adorer et connaître leur terminaison par cœur après la lecture de ce magnifique ouvrage).

Je trouve également que les dessins sont très adaptés et j’adore ce petit dragon qui est ma foi très beau. J’ai d’ailleurs eu la très agréable surprise d’avoir un magnifique dessin dédicacé de Sandra Garcia à la fin du salon lorsque j’ai ouvert les livres que j’avais achetés. Merci Sandra !

Comme on ne peut pas dire que tout est parfait … on se permet simplement de remarquer une coquille : qu’est-ce qu’une coquille, allez-vous me dire ? Une coquille, c’est lorsqu’il y a une faute dans un livre, mais que souvent, cette faute n’est pas du fait de l’auteur et encore moins du dessinateur voire de la maison d’édition… c’est une erreur qu’on ne voit pas, ou qu’on a vue et qui est quand même passée malgré une énième correction (la coquine). Bien évidemment la fosse aux lions s’écrit ainsi. (Que celui qui n’a jamais fait de coquille dans ses textes nous jette la première pierre !!!). A noter que la coquille sera corrigée à la prochaine édition (chouette !).

On est allé faire un petit tour sur le site des Editions La Plume de l’Argilète, et on a remarqué qu’ils faisaient plusieurs livres en braille. Alors pour La Muse, c’est le premier, qu’elle pourra montrer lors des animations. Et on félicite vraiment La Plume de l’Argilète de s’intéresser à tous les enfants.

Et puis, La Muse apprécie également quelque chose : malgré le fait qu’il ne soit pas relié comme un livre ordinaire (je pense que c’est l’impression braille qui l’empêche) le livre en braille a les mêmes caractéristiques qu’un livre dit « normal ». Je m’explique : les dessins sont tout aussi beaux, tout aussi colorées ! Ce n’est pas un simple livre en noir et blanc. Et là je dis bravo, bravo, bravo !!! Ce n’est pas parce que les enfants ne voient pas ou voient mal on ne doit pas leur offrir la même chose qu’aux autres.

Enfin, j’apprécie beaucoup les effets de couleurs dans le texte, qui concernent … les terminaisons. De surcroît, le livre est adapté aux Dys.

La Muse vous recommande donc très chaudement « le dragon qui voulait apprendre la conjugaison » d’Elsa Faure, avec les magnifiques illustrations de Sandra Garcia, aux éditions La Plume de l’Argilète.

Extraits :

« Il était une fois, au temps des chevaliers et des princesses enfermées dans les donjons, une communauté de dragons qui vivaient bien paisiblement dans la vallée de Dragonaison. À Dragonaison, les dragons passaient leur temps à s’amuser, à festoyer gaiement et à jouer à cache-dragon. En somme, les dragons de Dragonaison étaient de véritables fripons ! »

« Pour être un vrai dragon, tu dois savoir bien parler, c’est-à-dire bien t’exprimer, c’est-à-dire conjuguer ! Commença Abérald le Moine.

  • Parler et exprimer, je sais ce que ça veut dire mais conjuguer, c’est quoi ? Interrogea le petit dragon tout mignon.
  • Conjuguer, c’est décorer les verbes avec des terminaisons, répondit le moine sur un ton assuré. »